Pour quelle guerre ? À propos de Green Zone (2010) de Paul Greengrass

La guerre contemporaine est devenue dépendante d’un régime narratif préalable, structuré notamment par la notion de « guerre juste ». Mais un mensonge d’État peut compromettre durablement la possibilité de la confiance collective et, plus profondément encore, fragiliser les conditions mêmes de formation des croyances collectives. L’intervention américano-israélienne en Iran a ranimé le débat autour... Lire la Suite →

Apocalypse de la rationalité. À propos de Choses secrètes (2002) de Jean-Claude Brisseau

L'entreprise hypermoderne algorithmisée, marquée par une désexualisation de la vie des salariés afin qu’ils soient le plus efficace possible, crée une forme de vie aliénante et inhabitable. Cette forme de vie inhabitable appellerait, comme son antimonde nécessaire, un retour de la sexualité sous des formes incontrôlées au sens de Bataille. Il s'agit donc ici de... Lire la Suite →

« A strange way home ». À propos de Iris et les hommes (2023) de Caroline Vignal

Iris (Laure Calamy) est heureuse. Un mari (Vincent Elbaz) formidable, deux filles parfaites, un cabinet dentaire florissant avec une assistante (Suzanne de Baecque) dévouée. Tout va bien, tout va très bien, répond-elle à son kinésithérapeute qui lui pose question sur question (enfants, famille, école, travail, pas de constipation, pas de stress, elle « n’a pas à... Lire la Suite →

Un amour de clone. À propos d’Oblivion (2013) de Joseph Kosinski

Alors que l'IA semble pouvoir remplacer l'être humain jusque dans ses manifestations émotives, le film Oblivion (2013) présente une intéressante problématique. Pourrait-on aimer la réplique clonée d’une personne que l'on a réellement aimée ? À cette question, Oblivion répond : si l'on peut artificialiser la morale et les émotions, l'amour reste inaccessible aux robots. L'IA... Lire la Suite →

La dualité de l’être humain dans Full Metal Jacket (1987) de Stanley Kubrick

Le roman semi-autobiographique Le merdier (The Short-Timers, 1979) de l’écrivain américain Gustav Hasford, correspondant de guerre pendant l'offensive du Têt de 1968, présente une chronique du conflit dans laquelle l’homme s’éprouve profondément divisé entre ses idéaux et ce qu’il doit faire. À partir de ce roman, et inspiré par le récit d’un autre correspondant de... Lire la Suite →

Mana-Hatta-État. À propos de Pacifiction (2022) d’Albert Serra

Au moment où des événements tragiques se passent en Nouvelle-Calédonie, faisant à nouveau surgir la question du rapport entre un État occidental moderne et des populations autochtones qui s’éprouvent privées de leur identité propre, il est intéressant de réfléchir aux conflits politiques ou psychologiques résultant de la volonté d’un État rationnel moderne issu des Lumières... Lire la Suite →

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑