Alors que vient de disparaître la figure de l’un des géants du cinéma américain, Robert Redford, que tous les commentaires présentent comme la « conscience de l’Amérique », il est intéressant de revenir sur cette image de l’acteur en revoyant deux de ses films qui ont marqué sa carrière, Les trois jours du Condor de Sydney Pollack (1975) et Spy Game (Jeux d’espions) de Tony Scott (2001).
Article paru dans Esprit, mars 2026, EN LIGNE ICI
Apparemment éloignés par leur mise en scène (intimiste et lente chez Pollack, expressive et nerveuse chez Scott), par leur contexte politique (guerre du Vietnam pour le premier, 11 septembre pour le second), par le personnage joué par Redford (employé subalterne de la CIA dans le premier, maître-espion de la CIA dans le second) ces deux films dessinent pourtant en creux un même portrait de l’Amérique que nous proposons d’appeler « America Inc. » [1] pour rendre compte d’un phénomène ancien aux États-Unis, mais qui ne cesse de s’accentuer depuis plusieurs décennies, l’enchâssement des intérêts vitaux de l’Amérique dans les intérêts commerciaux des États-Unis, au point (c’est l’objet des deux films) de ne pas hésiter à sacrifier des agents des services de renseignement si des enjeux commerciaux le nécessitent. Une forme de faillite du perfectionnisme moral d’Emerson qui fonda une certaine Amérique, mais qui disparaît sous les coups de boutoir de l’argent roi, au risque de détruire à la fin l’Amérique elle-même. Robert Redford, d’une certaine manière, incarna ce rêve de l’Amérique rêvée.
Robert Redford dans l’Amérique malade
Il suffit de lire les commentaires [2] qui rappellent que Redford était « le séducteur qui faisait réfléchir l’Amérique » dont la mort coïnciderait « avec l’effacement de cette Amérique qu’on aimait, démocrate, optimiste, consciente de ses failles mais confiante dans l’humanité », au point que l’on se demande « où est passée l’Amérique de Robert Redford », une « Amérique où la droiture, la morale, l’intégrité, une certaine quête d’exemplarité mâtinée de crânerie, pouvaient conforter l’idée que demain serait meilleur qu’aujourd’hui », pour saisir la stature morale que représentait l’acteur et sa position dans l’imaginaire de l’Amérique. Tous les commentaires convergent. Par exemple, pour ne citer que la productrice française Michèle Halberstadt, c’était une « boussole morale ». Pour Laurent Joffrin, il incarnait « ce que l’Amérique pouvait faire de mieux » et pour Jane Fonda, « une Amérique pour laquelle nous devons continuer à nous battre ». Pour Eric Fottorino, nous devons faire « le deuil d’une espérance » car, avec la mort de Robert Redford, « disparaît une certaine idée de l’Amérique », précisément L’Amérique de Robert Redford, selon le titre du livre de Jacques Demange (Éditions LettMotif, 2020).
Les trois jours du Condor et Spy Game partagent le fait de se situer au voisinage d’un traumatisme politique, la guerre du Vietnam pour le premier et l’attaque du 11 septembre pour le second. Malgré la distance temporelle et politique qui sépare ces deux films, la représentation de la centrale de renseignement américaine (la CIA) ne change pas, ou très peu. Dans les deux films, on découvre que la CIA n’hésite pas à sacrifier ses agents, geste qui ramène aux pires opérations clandestines (black ops) de la guerre de Corée, à l’époque où le porte-avions USS Oriskany croisait en Mer de Chine et envoyait des pilotes effectuer des missions secrètes pour la CIA, une CIA qui les laissait mourir en cas d’échec pour éviter qu’ils ne compromettent l’agence (voir par exemple la bande dessinée Angel Wings, tome 7, Mig Madness, Éditions Paquet 2022). Sur un autre plan, celui de l’appât du gain qui peut corrompre les États-Unis au plus haut niveau de la représentation démocratique, un grand film classique comme Monsieur Smith au Sénat de Frank Capra (1939) décrivait déjà au scalpel la manière dont l’argent pouvait décider de la politique américaine au détriment des idéaux démocratiques sur lesquels elle fut construite.
Dans Les trois jours du Condor, Redford interprète le personnage de Joseph Turner, un employé de la CIA qui répond au nom de code « Condor », dont la fonction est de lire tous les romans publiés sur des questions de politique internationale, pour y détecter d’éventuelles fuites d’information qui pourraient compromettre le travail de l’agence. Un jour qu’il sort de ses bureaux pour aller chercher de quoi déjeuner sans passer par la porte d’entrée (il passe par derrière car il pleut et le chemin est plus court pour aller vers une épicerie), il retrouve à son retour tous les employés de l’agence exécutés. Commence alors une fuite de trois jours au cours de laquelle il va devoir éviter les tueurs à sa poursuite et retrouver ceux qui ont commandité les assassinats. Dans sa fuite, il va rencontrer une femme, Kathy Hale (Faye Dunaway), qui l’aidera à remonter la piste, jusqu’à parvenir au somment de sa hiérarchie et à la découverte de l’existence d’une CIA « noire » (black ops) dans la CIA « blanche », un bras armé qui ne rend aucun compte à personne, et qui peut organiser des complots ou des assassinats selon les impératifs du gouvernement [3].
Chemin faisant s’écrit une histoire d’amour portée par ces grandes figures du cinéma américain, Robert Redford et Faye Dunaway, certaines scènes n’étant pas sans rappeler la scène d’amour entre Redford et Meryl Streep dans Out of Africa (1985) du même Sydney Pollack. Le titre du thème d’amour de la bande son du film, écrite par le compositeur américain Dave Grusin avec qui Sydney Pollack travaillera régulièrement, joue sur les mots : « Spies of a Feather, Flocking Together », littéralement « espions de plume » (Joseph Turner lit des livres) mais aussi « espions du même plumage ». Ce titre détourne le proverbe anglais « Birds of a feather flock together », qui signifie « les oiseaux du même plumage volent ensemble », ou encore, qui se ressemblent s’assemblent. Plus précisément, au début du film, Joseph fait confiance à tout le monde et Kathy à personne. Puis la relation s’inverse, leurs trajectoires se croisent. Sa solitude, à elle (les photos qu’elle prend de scènes de rues désertes ou d’arbres sans feuilles, « des photos de solitude » remarque Joseph), rencontre sa solitude, à lui, quand il comprend le sens des photos qu’elle prend (très belle scène du film). Elle comprend qu’il comprend, et se met à l’aimer. Sydney Pollack dit avoir été inspiré par Diane Arbus pour le personnage de Kathy.
Dans cette histoire d’espionnage, on serait tenté de considérer l’amour comme une intrigue secondaire ou un ingrédient placé dans le film pour des raisons commerciales. Cependant, en se rappelant l’inscription portée sur la devise monétaire américaine « In God We Trust », et en jouant sur le double sens du mot devise, à la fois monétaire et moral, un mot qui relie la foi et le crédit (la confiance), il est possible d’aller au-delà de la seule intrigue sentimentale et d’imaginer que, dans sa course pour la recherche de la vérité sur la CIA, l’amour et la confiance de Kathy permettent à Joseph d’avancer vers la solution et à Kathy vers la paix et, en un sens, que l’amour et la vérité se rencontrent. Cette lecture est confirmée par Stanley Pollack qui expliquait dans une interview en 2003 [4] que le film devait se construire sur l’antagonisme entre le soupçon et la confiance.
Du rêve américain à America Inc.
Vingt-six ans plus tard, dans Spy Game, Redford est toujours un agent de la CIA, mais il a vieilli. Il joue le rôle d’un maître espion, Nathan Muir, dont c’est le dernier jour de service. L’action du film se situe en 1991. La guerre froide vient de se terminer. Muir va rendre ses badges et accréditations, et quitter définitivement le quartier général de la CIA à Langley après trente ans de carrière dans la CIA. Il a depuis longtemps prévu de partir dans une île des Bahamas grâce à l’épargne qu’il a accumulé pendant ses années de carrière, 282 000 dollars. Mais voilà que survient quelque chose d’imprévu. L’un des agents qu’il a formé, qu’il considérait comme un fils spirituel, Tom Bishop (Brad Pitt), vient d’être emprisonné par les Chinois dans la prison de Suzhou où il sera exécuté pour espionnage. Il reste vingt-quatre heures avant son exécution. Qu’allait donc faire Tom Bishop à Suzhou ? Alors la cellule de crise de la CIA rappelle in extremis Muir. Et commence une nouvelle fois une course contre la montre, cette fois non pas de trois jours mais de vingt-quatre heures. Pour comprendre ce que Bishop faisait en Chine, on demande à Muir de retracer sa vie au service de la CIA depuis son recrutement. Au même moment a lieu une rencontre commerciale au plus haut niveau entre les États-Unis et la Chine pour préparer la visite du président des États-Unis la semaine suivante. Pour la CIA, il n’est pas question que l’affaire Bishop vienne risquer de faire échouer l’accord commercial en vue. À sa secrétaire qui lui demande pourquoi toute cette agitation, Muir répond « pour l’argent. Commerce international, puces électroniques, grille-pains ».
Commence alors le parcours historique du film, qui emmène le spectateur de la guerre du Vietnam (la rencontre entre Muir et Bishop, un « idéaliste ») à Berlin (1976 : le recrutement et la formation de Bishop), pour ensuite décrire la mission de Bishop dans le Liban de la guerre civile en 1985, tuer le responsable de l’attaque contre l’ambassade américaine de Beyrouth du 18 avril 1983. Entre Muir et Bishop, une amitié forte et une estime réciproque s’étaient développées. Un moment important du film est celui où, à Beyrouth, Bishop offre à Muir un cadeau pour son anniversaire, qu’il a réussi à faire venir par la valise diplomatique sous le nom de code « Dîner en ville ». Dans le chaos de Beyrouth, excellemment filmé par la caméra très mobile de Tony Scott (des vues splendides, une apocalypse de la destruction), accompagnée par la bande son de Harry Gregson-Williams aux accents désespérés (Terra Lacrimosa, les « larmes de la terre » du Moyen Orient qui souffre, toujours tragiquement d’actualité), à l’instar de Joseph Turner et Kathy vingt ans plus tôt, Bishop rencontre Elizabeth Hadley (Catherine McCormack), une militante pacifiste britannique, qui distribue des médicaments dans les camps de réfugiés (à nouveau une très belle séquence de son arrivée dans un camp, au son de Terra Lacrimosa). Entre eux va se nouer une relation amoureuse. Mais, Kathy cache un secret. Au cours d’une opération militante contre un bâtiment officiel Chinois à Londres, le neveu du premier ministre chinois avait été tué dans l’explosion. Muir chercha à protéger Bishop de Kathy. Pour cela, il informa les Chinois du lieu où elle habitait à Beyrouth. Kathy fut enlevée et emprisonnée à Suzhou. Mais Muir avait sous-estimé la puissance du lien amoureux. Bishop décida d’aller libérer Kathy. L’opération échoua. Sa capture s’ensuivit.
Muir comprend que la CIA va sacrifier Bishop pour des raisons strictement commerciales. Il décide alors de monter une contre-opération en choisissant le nom de code « Dîner en ville ». Le sauvetage de Bishop se fera au prix de l’épargne d’une vie de Muir, les 282 000 dollars permettant de soudoyer une équipe de Chinois de Hong-Kong pour plonger dans le noir la prison de Suzhou. À la suite de quoi les forces spéciales américaines interviendront à Suzhou, croyant le faire avec l’aval de la CIA, en réalité une fausse autorisation de documents officiels que Muir a fabriquée en utilisant la signature du chef de la CIA sur le cadeau de départ qui lui avait été fait. En payant avec l’épargne de sa vie pour libérer Bishop, Muir rachète la dette morale de la CIA en retournant les services actions de l’agence contre ses opérations noires, en agissant au cœur même du mal comme un redresseur de torts. Un rôle splendide pour Redford. Rien, semble-t-il, ne peut mieux illustrer les propos de Michèle Halberstadt, selon lesquels Redford dans ses rôles incarnait la boussole morale de l’Amérique, que ce rôle phare dans Spy Game. Dans le désastre d’une Amérique qui perd ses idéaux pour être orientée par les milieux d’affaires, Muir / Redford tente, à son échelle, d’enrayer la dérive.
Dans Les trois jours du Condor, le supérieur hiérarchique de Turner lui explique que la CIA doit parfois agir de manière illégale pour la défense des enjeux vitaux de l’Amérique. Dans Spy Game, à Berlin, Bishop reproche à Muir les méthodes de la CIA, qui vient d’abandonner l’un de ses contacts grillé auprès du KGB. Muir lui répond « on sacrifie des ordures au nom de la liberté ». Mais quand Muir rappelle à l’un des directeurs de la CIA que Bishop, « c’est un des nôtres. Tu te rappelles quand on distinguait les bons des méchants ? », la réponse est « le monde a changé ». Les « bons » et les « méchants » ont disparu du paysage de la CIA. Désormais, on peut presque tout faire pour la sauvegarde des intérêts commerciaux des États-Unis, quitte à sacrifier l’un de ses agents s’il devient un obstacle au profit économique. Or pour Muir, on doit être intraitable quand il s’agit de la liberté. Mais pas pour l’argent.
Dans Les trois jours du Condor, l’enjeu économique était le contrôle des champs de pétrole du Moyen-Orient par les compagnies pétrolières américaines. Dans Spy Game, l’enjeu est la signature de contrats commerciaux avec la Chine. On retrouve à nouveau dans ce second film une peinture de la dérive américaine vers une entreprise commerciale, les États-Unis faisant passer leurs intérêts économiques avant les idéaux politiques, démocratiques ou humanistes. Ces deux films placent Redford dans le rôle de personnages qui résistent à cette dérive, non par la force mais par leur intégrité et leur fidélité aux idéaux humanistes et démocratiques de l’Amérique d’origine. Un motif de rédemption traverse les deux films, sauver une Amérique malade minée par des logiques d’argent qui la conduisent au cynisme.
Dans les deux films apparaît un autre aspect de l’Amérique, les relations entre l’argent, le pouvoir et de la presse. Dans Les trois jours du Condor, une fois découverts la présence d’une CIA dans la CIA et le complot pour le contrôle des territoires pétrolifères, Joseph Turner dit à l’un des responsables de l’agence : « j’ai les preuves, et la presse va les publier ». Il lui répond « croyez-vous qu’ils publieront ça ? » laissant entendre, de façon prémonitoire en 1975, que les grands groupes de presse seront un jour sous le contrôle d’intérêts financiers puissants et conservateurs. Précisément, dans Spy Game, quand Muir appelle le Herald à Hong-Kong pour diffuser l’information sur la capture de Bishop et contrarier le futur accord commercial entre la Chine et les États-Unis, la CIA intervient et un démenti est publié : Bishop serait en réalité mort il y a 14 mois.
Les trois jours du Condor sort en salle après l’affaire du Watergate. On est en pleine guerre froide mais on ne doit pas pouvoir tout faire. Dans le cas d’opérations clandestines injustifiées, il faut les dénoncer, ce que fera le personnage joué par Redford. Dans Spy Game, le monde a changé, la guerre froide est terminée, la même année sort en salle La chute du faucon noir de Ridley Scott, frère de Tony Scott, sur l’opération américaine en Somalie. Le système s’est protégé. Muir ne peut plus agir autrement qu’en le détournant. D’extrême justesse.
The dream is alive : en attente du remariage ?
Le rêve américain serait-il mort ? Ou ne serait-il qu’une fiction ou une idéologie de convenance, faite pour cacher une entreprise commerciale impérialiste ? Considérons l’affiche des Trois jours du Condor. Cette affiche du film en livre une des clés : dans le champ central d’une pièce d’un dollar américain, à la place de l’effigie usuelle, Joseph et Kathy s’embrassent, sous les mots qui forment la légende circulaire de la pièce « In God we Trust » et au-dessus des mots « United States of America ». Pour Pollack, le personnage de Kathy devait participer de la colonne vertébrale du film. L’amour de Joseph et Kathy va parvenir à surmonter le double jeu de la CIA et, au-delà, les errements d’une Amérique malade. À nouveau dans Spy Game, c’est l’amour, ici entre Tom Bishop et Elizabeth Hadley, qui devient la force motrice et salvatrice de la rédemption, contre les compromis de la CIA avec les enjeux commerciaux des États-Unis. Comme si, mystérieusement, la devise « In God we Trust » s’était de nouveau – grâce à cet amour – réactivée et avait retrouvé son sens moral.
Le baiser de Joseph et Kathy au-dessus de « United States of America » résonne avec l’un des thèmes principaux du philosophe Stanley Cavell : la conversation du couple et la conversation démocratique se rejoignent, l’une étant la figure et la condition de l’autre. L’état de l’union entre Joseph et Kathy représenterait comme en miroir et en condensé l’état de l’Union. La thèse de Cavell exprime que la question démocratique rejoint la question du couple : « qu’est-ce qui nous permet de dire ‘‘nous’’ ? ». Le « nous » conjugal et le « nous » démocratique représentent deux formes de la confiance. D’où la notion centrale de remariage chez Cavell, retrouver le sens de ce « nous » et les moyens pour y parvenir. Pour Cavell, les comédies du remariage [5] expriment l’importance du commun et sa recherche. Nous considérons ici que c’est bien à un remariage, celui d’un couple qui s’est fracturé, celui de l’Amérique et de ses citoyens, qu’appelle la posture de Redford dans Les trois jours du Condor et Spy Game. Aussi, l’affiche des Trois jours du Condor semble montrer que, à la condition que Joseph et Kathy croient l’un en l’autre et l’un l’autre, dans un monde fondé sur la confiance et non sur le soupçon, alors l’Amérique pourrait exister.
Dans un livre remarquable publié en 1989, Cavell évoquait la quête d’Une nouvelle Amérique encore inapprochable (traduit en français par Sandra Laugier aux Éditions de l’éclat, 1991). Mais aujourd’hui cette Amérique rêvée semble s’éloigner de nous de plus en plus vite, au point que ce rêve de l’Amérique est devenu une idée à reconstruire, sinon à retrouver.
[1] Rappelons que les trois lettres « Inc. » signifient « incorporated », qui vient du verbe to incorporate, qui veut dire constituer en société commerciale. America Inc. signifie que les Etats-Unis fonctionneraient comme une entreprise commerciale, faisant passer leurs intérêts économiques avant les idéaux politiques, démocratiques ou humanistes.
[2] Les citations qui suivent proviennent des journaux en ligne Les Échos, LeJournal.info, Le 1 hebdo.
[3] L’action du film se situe avant la commission Church mandatée par le Sénat américain pour faire la lumière sur les activités illégales et les abus de pouvoir de la CIA. C’est à la suite de la publication dans le New York Times, le 22 décembre 1974 – comme à la fin du film –, d’un article du journaliste d’investigation Seymour Hersh, que les sénateurs décidèrent de se pencher sur les activités secrètes de la CIA.
[4] « À propos du Condor », Studio Canal, juillet 2003.
[5] Stanley Cavell, À la recherche du bonheur. Hollywood et la comédie du remariage, Vrin, 2017.
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