J’ai été très touché en apprenant la disparition de Julie Mazaleigue-Labaste, et je m’associe à tous ceux qui ont adressé leurs condoléances à ses proches. Cet article a pour seule fonction de témoigner de l’importance de ses travaux dans le champ qui était le sien, celui de la sexualité, travaux que je trouve véritablement exceptionnels. De plus, à titre personnel, sa méthode (consistant à sonder dans les extrêmes des éléments nous permettant de penser à nouveaux frais ce qui paraît « normal ») rejoignait la mienne dans le champ qui est le mien. La très belle photographie de Julie Mazaleigue-Labaste reproduite ici est celle qui se trouve sur la page de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (ISJPS, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UMR 8103) ICI.
J’indique juste quelques références ou liens avec les sites sur lesquels on trouvera toutes les informations importantes sur son œuvre, en reproduisant le texte écrit par Marine Rouch (Docteure en histoire contemporaine, rédactrice en cheffe du carnet de recherche « Chère Simone de Beauvoir ») qu’elle a publié dans le carnet du Réseau international de recherche sur l’histoire européenne de la sexologie. Le très beau projet ANR « ConSent » (Consentement, éthique sexuelle et sensibilités érotiques) que Julie Mazaleigue-Labaste avait déposé et obtenu est ICI.
Marine Rouch, « A la mémoire de Julie Mazaleigue-Labaste« , publié 29/03/2023
Nous apprenons avec une immense tristesse le décès de notre collègue Julie Mazaleigue-Labaste, membre du réseaux Sexologies Européennes. Nous adressons toutes nos condoléances à ses proches.
Les travaux de Julie Mazaleigue-Labaste se situent au carrefour de l’épistémologie, de l’histoire des sciences et de la philosophie politique, et s’intéressent aux sciences de la sexualité durant la période contemporaine.
Julie avait participé activement au réseau dès le colloque fondateur de Toulouse en 2016 où elle avait présenté une communication sur Les « perversions sexuelles » en France entre 1870 et 1900 : comment les conditions matérielles de la clinique ont structuré la psychopathologie sexuelle française, qu’elle avait ensuite publié dans un des numéros de Histoire, médecine et santé qui en étaient issus.
Elle avait déposé et obtenu un beau projet ANR : ConSent (Consentement, éthique et sensibilités érotiques) qu’elle n’aura malheureusement pas pu mener à terme.
Son intelligence, son dynamisme et son humour vont terriblement nous manquer.
Pour honorer sa mémoire, nous vous invitons à visiter son riche site internet et à (re)découvrir ses travaux dont les apports sont considérables.
Laisser un commentaire