Pour quelle guerre ? À propos de Green Zone (2010) de Paul Greengrass

La guerre contemporaine est devenue dépendante d’un régime narratif préalable, structuré notamment par la notion de « guerre juste ». Mais un mensonge d’État peut compromettre durablement la possibilité de la confiance collective et, plus profondément encore, fragiliser les conditions mêmes de formation des croyances collectives. L’intervention américano-israélienne en Iran a ranimé le débat autour de la notion de « guerre juste ». S’il existe des critères légitimant son emploi, elle peut souvent faire l’objet d’instrumentalisations, comme le montrait le film Green Zone (2010) : la légitimité militaire peut devenir un artefact informationnel.

Article paru dans Esprit, avril 2026 EN LIGNE ICI sous le titre « Pour quelle guerre ? Retour sur Green Zone de Paul Greengrass ». Une introduction sur LinkedIn est accessible en ligne ici.

Plan de l’article

Les 6 et 10 juin 2014 se produisirent deux événements apparemment sans rapport, mais dont la juxtaposition permet de mettre en lumière un phénomène intéressant. Le 6 juin furent célébrées les commémorations du débarquement allié en Normandie. Quatre jours plus tard, le 10 juin, la ville de Mossoul, capitale du nord de l’Irak, tombait aux mains de l’organisation État islamique en Irak et au Levant (EIIL), plaçant la région de Ninive sous son contrôle. Deux situations qui pourtant, au départ, semblaient présenter une analogie. Dans les deux cas, les États-Unis avaient engagé une intervention militaire contre un ennemi identifié : l’Allemagne nazie en 1944, la dictature de Saddam Hussein en 2003. Dans les deux cas également, l’opération avait comme objectif déclaré une guerre contre la terreur, la terreur nazie hier, la terreur islamiste après les attentats du 11 septembre 2001. Pourtant, les résultats furent radicalement opposés. Alors que l’Europe fut reconnaissante de l’intervention de l’Amérique en 1944, le désastre qui suivit la guerre d’Irak conduisit à une réprobation générale de la stratégie militaire américaine. Alors que l’Europe fut reconstruite, le désastre irakien s’acheva par une victoire du djihadisme à l’endroit même où les États-Unis voulaient l’éradiquer.

Dix ans plus tôt, dans une conférence donnée à Caen en juin 2004 pour le soixantième anniversaire du Débarquement, le cardinal Joseph Ratzinger – futur pape Benoît XVI –, qui avait vécu la seconde guerre mondiale et réfléchi sur la notion de guerre juste et les conditions de l’usage de la force, proposait la réflexion suivante : « Lorsque commença le débarquement des troupes alliées dans la France occupée par la Wehrmacht allemande, le 5 juin 1944, ce fut pour les gens du monde entier, mais également pour une très grande partie des Allemands, un signal d’espérance : que viennent bientôt la paix et la liberté en Europe ». Il ajouta cette affirmation forte : « s’il y a eu jamais, dans l’histoire, un bellum justum, c’est bien ici, dans l’engagement des Alliés, car l’intervention servait finalement aussi au bien de ceux contre le pays desquels a été menée la guerre » [1]. Ainsi une guerre juste était possible, encore fallait-il en définir les conditions, une « intervention militaire, mise au service de la paix et obéissant à ses critères moraux, contre des régimes injustes établis ». À la lumière de cette conférence et après l’intervention américano-israélienne en Iran, il est intéressant de revoir le film Green Zone (2010), de Paul Greengrass qui soulève, de façon prémonitoire, des questions essentielles pour l’appréciation de la guerre actuelle et plus généralement de l’aventure militaire de l’Amérique au Moyen-Orient.

La question de la guerre juste

Depuis la guerre du Vietnam, des centaines d’ouvrages ont été publiés sur la politique militaire des États-Unis confrontés à la notion de guerre juste. Sans même en esquisser un bref résumé, rappelons seulement que la fin de la guerre du Vietnam a marqué le renouvellement de la doctrine de la guerre juste avec la publication du livre de Michael Walzer, Guerres justes et injustes (1977), devenu depuis un classique. La démarche de Walzer répondait à son souci d’engagement dans les débats qui agitaient les États-Unis dans les années 1970 portant sur la légitimité de la guerre du Vietnam. Walzer chercha à montrer que la guerre du Vietnam n’était pas juste, au sens de la tradition des théoriciens de la guerre qui remonte à l’Antiquité, tradition qui avait été quelque peu oubliée, et qu’il exhuma afin d’étayer son argumentation pour fournir aux opposants à la guerre de Vietnam une théorisation structurée.

Un numéro de la revue Raisons politiques, « La guerre juste au prisme de la théorie politique » (2012) [2], proposa une synthèse sur ce sujet. En tant que tradition de pensée, la doctrine de la guerre juste constitue une tentative d’élaborer une éthique des relations internationales permettant de penser les rapports qu’entretiennent guerre et éthique. Si cette tradition de pensée n’est pas homogène et n’apporte pas de réponse définitive à la question de l’éthique de la guerre, en émerge cependant une distinction structurante entre deux dimensions de l’évaluation morale d’un conflit armé, le « droit à la guerre » (jus ad bellum) c’est-à-dire l’entrée en guerre (contre l’Allemagne et le Japon en 1941, contre l’Irak en 2003, contre l’Iran en 2026), et le « droit dans la guerre » (jus in bello), c’est-à-dire la conduite des opérations militaires. En se tenant à égale distance de deux positions symétriques que sont la position « réaliste » (pas d’évaluation morale de la guerre) et la position « pacifiste » (pas de justification possible de la guerre), la doctrine de la guerre juste définit des conditions précises pour qualifier de juste un conflit armé. Réactualisant les théories classiques de la guerre juste (Cicéron, saint Augustin, Grotius), les théoriciens contemporains considèrent qu’une guerre peut être qualifiée de juste s’il existe, entre autres, une cause juste pour la déclencher. En 1944, la cause juste (le « droit à la guerre ») était la lutte contre le nazisme. En 2003, la cause invoquée était la lutte contre le terrorisme islamique. En 2026, la cause invoquée apparaît différente. Face à un régime iranien perçu comme hostile et ne suivant aucune raison éthique (massacre de sa population, intentions répétées de destruction de l’État d’Israël, déstabilisation de la région par des mouvements – Hamas, Hezbollah – qui sont liés à l’Iran), l’argument central réside dans le danger que ce régime puisse disposer à terme d’une capacité nucléaire couplée à une capacité missilière capable de la projeter [3].

Cette évolution semble dessiner une transformation progressive des justifications de la guerre. En 1944, la cause invoquée était la lutte contre un mal manifeste : le nazisme et la terreur nazie. En 2003, la justification s’est déplacée vers la lutte contre une menace, celle du terrorisme islamiste dans le contexte ouvert par les attentats du 11 septembre. Dans les interventions plus récentes enfin, la guerre tend à être justifiée par la prévention d’un risque stratégique, la perspective qu’un État jugé dangereux puisse disposer d’une capacité nucléaire et des moyens de projection associés. Autrement dit, la logique du jus ad bellum semble s’être déplacée au fil du temps, de la guerre contre un mal avéré vers la guerre contre une menace, puis vers la guerre contre un risque. On est passé de « vaincre le nazisme » à « lutter contre le terrorisme » puis à « empêcher une capacité nucléaire ». Le modèle de la guerre juste (1944) avait comme exemple – presque canonique – la seconde guerre mondiale. Mais ce modèle apparaît en crise à partir de 2003, une transformation parfaitement éclairée par le film Green Zone qui en suggère aussi, de façon prémonitoire, des conséquences possibles pour l’équilibre international.

Green Zone : la fabrication d’une cause « juste »

Le film Green Zone de Paul Greengrass, inspiré du livre du journaliste américain d’origine indienne Rajiv Chandrasekaran, Imperial Life in the Emerald City : Inside Iraq’s Green Zone (2006), relate les premiers jours de l’intervention militaire américaine en Irak. Le film prend pour point de départ ce qui est connu aujourd’hui comme ayant été le faux prétexte justifiant le jus ad bellum : l’existence d’armes de destruction massive détenues par le régime de Saddam Hussein. Cette justification, invoquée dans le contexte politique et émotionnel de l’après-11 septembre 2001, se révéla inventée de toutes pièces pour justifier une entrée en guerre des États-Unis. Ce thème avait déjà été abordé dans le documentaire Fahrenheit 9/11 de Michael Moore (2004), qui dénonçait la manipulation politique ayant entouré l’entrée en guerre. Dans un tweet publié le 14 mars 2010, Moore dira d’ailleurs de Green Zone qu’il s’agit selon lui du film hollywoodien le plus honnête jamais consacré à la guerre d’Irak.

Ce que veut montrer Green Zone – que les événements ultérieurs en Irak confirmèrent – est que le chaos irakien ne fut que le résultat inéluctable d’une guerre injuste. De ce point de vue, l’intervention américaine apparaît marquée par une triple défaillance : dans le droit à la guerre (faux prétexte : on entre en guerre pour de mauvaises raisons), dans le droit dans la guerre (scandale d’Abou Ghraïb : recours à la torture) et dans la justice d’après-guerre (absence d’une stratégie autre que la sécurisation des ressources pétrolières).

A l’instar des précédentes productions de Paul Greengrass mettant en scène Matt Damon (les Jason Bourne), le film décrit avec une grande efficacité formelle (narration resserrée et plans visuels rapides caméra sur l’épaule) la recherche obstinée mais vaine de l’adjudant-chef Roy Miller (Matt Damon), membre d’une unité de localisation des armes de destruction massives (ADM), sur des sites qui, mission après mission, se révèlent vides, avant qu’il ne décide de tirer au clair lui-même, avec l’aide du responsable local de la CIA, Martin Brown (Brendan Gleeson), cette énigme de l’absence d’ADM, jusqu’à la découverte du mensonge d’État à l’origine de l’intervention militaire du 20 mars 2003. L’une des sources de la narration des ADM semble le mystérieux contact dont le nom de code est « Magellan », un membre important du régime de Saddam Hussein, dont Poundstone explique à la journaliste du Wall Street Journal Lawrie Dayne (Amy Ryan) qu’il est à l’origine de cette révélation. À la suite de cela, Dayne avait publié dans le Wall Street Journal une série d’articles établissant l’existence des ADM. Miller rencontre Dayne, qui lui avoue n’avoir jamais rencontré la source, seulement intermédiée par Poundstone. Miller comprend que la clé de l’énigme est Magellan. Dès lors il s’agit pour lui de retrouver Magellan.

De nombreuses scènes du film montrent la catastrophe humaine et politique qu’a représenté cette intervention militaire, l’Irak se trouvant hors contrôle entre l’incompétence des responsables politiques de l’administration Bush et l’aveuglement des Américains sur place, malgré les avertissements répétés des spécialistes des questions irakiennes. En particulier Green Zone fait parfaitement comprendre comment la guerre civile entre sunnites et chiites ne pourra qu’advenir en cas de dissolution de l’armée baasiste. Dans une scène du début du film, un échange entre l’officiel du Pentagone Clark Poundstone (Greg Kinnear) dont le personnage évoque la figure du proconsul Paul Brenner, administrateur américain de l’Irak, et Martin Brown résume parfaitement la situation :

  • Brown : « Vous ne pouvez pas confier l’Irak à un exilé dont personne n’a jamais entendu parler et à une bande de stagiaires de Washington. (…) C’est à l’armée irakienne que nous devons faire appel. Ce pays est une vraie poudrière avec ses divisions ethniques. Sans Saddam il ne reste plus que l’armée pour l’empêcher d’éclater ».
  • Poundstone : « ça ne passera jamais auprès du peuple américain. Nous avons vaincu cette armée ».
  • Brown : « Si vous démantelez ce pays, si vous squeezez l’armée, dans six mois vous avez une guerre civile sur les bras ».

Cet argument trouve un écho dans une scène finale où « l’exilé » ramené par les Américains tente d’organiser un premier gouvernement réunissant les différentes composantes de la société irakienne. Pendant la réunion à Bagdad dont le désordre évoque la scène finale de Lawrence d’Arabie (1962) de David Lean quand les tribus d’Arabie ne parviennent pas s’entendre malgré la volonté des Anglais, l’un des participants déclare : « on ne veut pas d’un pantin américain. L’Irak doit être gouverné par un vrai Irakien ».

La stratégie de l’erreur

Tactics of Mistake (La stratégie de l’erreur) et Soldier Ask Not (Pour quelle guerre) sont les titres de deux romans majeurs de Gordon R. Dickson (1923-2001)appartenant au cycle Dorsaï, publiés aux États-Unis au début de la guerre du Vietnam – pour les raisons qu’on a indiquées –, puis en France en 1972 aux éditions Opta sous les superbes couvertures graphiques de Jean Giraud alias Moebius. Le cycle Dorsaï relate, dans un futur éloigné, des conflits entre civilisations, parmi lesquelles figure une société religieuse poussant sa population vers une forme de fanatisme tendant à l’enfermement. Bien que relevant de la science-fiction, ces deux titres résonnent de manière étonnamment actuelle. Ils semblent pouvoir s’appliquer non seulement aux tensions contemporaines au Moyen-Orient, mais plus largement aux opérations militaires engagées par les États-Unis dans cette région depuis 2003. De ce point de vue, l’intervention américaine en Irak peut être interprétée comme une véritable « stratégie de l’erreur », pour reprendre le titre de Dickson, une guerre engagée sur la base d’une fausse raison et d’une compréhension profondément défaillante de la situation politique irakienne. Quant à la réponse systématique que font les responsables américains aux questions de Miller (« ne posez pas de questions »), elle fait écho, presque littéralement, au titre de l’autre roman du cycle, Soldier Ask Not.

La stratégie de l’erreur apparaît en permanence au cours de scènes fortes qui ponctuent le rythme saccadé de Green Zone. Après une demi-heure de film environ, un dialogue entre Miller et un irakien qui se fait appeler « Freddy » (Khalid Abdalla), qui a perdu sa jambe au cours de la guerre Iran-Irak, et qui voudrait aider les soldats américains, est emblématique de ce point de vue. Lorsque Miller propose à Freddy de l’argent en échange d’informations sur la cache du général Al Rawi, Freddy lui répond : « Vous croyez que je fais ça pour l’argent ? Je veux juste aider mon pays ». Plus tard encore, apprenant que Miller cherche précisément à négocier avec ce même Al-Rawi, il s’indigne : « Vous voulez faire un marché avec Al Rawi ? Vous savez ce qu’il a fait à ce pays ? ». À un autre moment, juste après la diffusion du discours de George W. Bush depuis le porte-avions USS Abraham Lincoln, célébrant la « victoire de l’armée américaine », la caméra montre furtivement une affiche placardée sur un mur : « Les ânes dans le désert », accompagnée des noms « Bush » et « Cheney ».

Enfin survient la rencontre de Miller avec Al Rawi. À la question de Miller – est-ce bien lui, Al Rawi, qui a fourni à Poundstone les informations sur les armes de destruction massive ? – Al Rawi répond qu’il n’y avait aucun programme, tout ayant été démantelé après la première guerre du Golfe. Miller dit alors à Al Rawi en parlant de Poundstone : « Il a menti. C’est pour cela que nous sommes en Irak » mais Al Rawi lui répond « Il a dit ce que votre gouvernement voulait entendre, M. Miller, il voulait se débarrasser de Saddam, ils ont fait tout ce qu’il fallait pour y parvenir, c’est pour ça que vous êtes là ». Un second mensonge apparaît alors dans le premier : les Américains avaient promis à Al Rawi une place dans le futur gouvernement irakien. Or il se retrouve finalement dans le célèbre jeu de cartes des Irakiens les plus recherchés [4] : « C’est ce qu’ils avaient promis. Alors où est-elle, ma place ? Dans un jeu de cartes, M. Miller. » Finalement, alors que Miller parvient à convaincre Al Rawi de le suivre, Freddy revient et tue Al Rawi en disant à Miller que « ce n’est pas à vous de décider ce qui doit se passer ici ». La stratégie de l’erreur aura été menée jusqu’à son terme, la confusion et la mort.

La fin du film présente pourtant une note d’espoir en montrant que, même dans une démocratie capable de produire un mensonge d’État, il subsiste des mécanismes internes susceptibles d’en permettre la révélation pour les contrer. Dans une belle scène finale qui contraste avec l’aspect sombre de la diégèse du film, Miller écrit un rapport complet (« « Falsifications des informations sur les ADM. La vérité sur ‘‘Magellan’’ ») qu’il transmet à la presse, présentée comme le dernier rempart de la vérité face au mensonge. Cette séquence n’est pas sans rappeler la conclusion des Trois jours du Condor, lorsque Joseph Turner / Robert Redford faisait parvenir au New York Times le dossier des opérations clandestines de la CIA [5]. Le sourire lumineux qui éclaire le visage de la journaliste Dayne lorsqu’elle découvre la liste des destinataires du mail de Miller (les principaux journaux mondiaux) semble confirmer l’importance du rôle de la presse dans la recherche de la vérité. Dans une démocratie, la circulation publique de l’information peut ouvrir la possibilité d’un accès à la vérité, et la vérité produit un effet de justice. Cette possibilité reste fragile mais elle demeure décisive : elle distingue les démocraties des régimes dans lesquels un mensonge d’État ne pourrait être ni contesté ni exposé publiquement.

Pour quelle guerre ?

Dans l’une des toutes dernières scènes du film, le moment de la réunion entre Irakiens qui tourne mal, Miller se heurte à Poundstone et lui dit : « Est-ce que vous réalisez ce que vous venez de faire ? Qu’est-ce qui se passera la prochaine fois qu’on demandera aux gens de nous croire ? ». Une véritable prophétie, qui met en pleine lumière le drame moral du mensonge américain et plus généralement du mensonge d’État quand un pays s’engage dans une opération militaire pour des seules fins économiques (ici les ressources pétrolières de l’Irak) en les masquant par une idéologie (ici les néoconservateurs américains de l’administration Bush qui imaginaient construire une démocratie au Moyen-Orient). Or personne ne peut sortir indemne d’un mensonge, a fortiori quand il est porté par un gouvernement aux affaires.

Green Zone est un film à charge construit sur une tension continue entretenue par une mise en scène nerveuse et de vraies séquences d’action très resserrées (on retrouve la technique de Paul Greengrass des Jason Bourne). Mais peut-être fallait-il cela, créer ce climat d’angoisse permanente, pour faire éprouver au spectateur l’ampleur de la faute morale que représenta l’intervention américaine en Irak. En ce sens Green Zone n’est pas seulement un film de plus sur la guerre d’Irak comme American Soldiers (2005) de Sidney Furie, Battle for Haditha (2007) de Nick Broomfield ou American Sniper (2014) de Clint Eastwood. Le propos de Green Zone pourrait se résumer par l’avertissement politique : toute guerre engagée sur un fausse raison aboutira inéluctablement à l’installation du chaos. En 2003, en Irak.

De quoi méditer sur la notion de guerre juste.


[1] Joseph Ratzinger, Discours prononcé à Saint-Étienne de Caen le 5 juin 2004.

[2] Numéro coordonné par Daniel Brunstetter et Jean-Vincent Holeindre à la suite de travaux développés à l’EHESS dans le cadre d’une collaboration entre le Centre de recherches sociologiques et politiques Raymond-Aron et l’Université de Californie à Irvine.

[3] « Étant donné que la terreur (…) qui renforce et étend toujours plus son réseau, pourrait également trouver accès aux armes nucléaires et aux armes biologiques, le péril qui nous menace s’est fait terriblement grand : tant que ce potentiel de destruction se trouvait seulement entre les mains des grandes puissances, on pouvait toujours espérer que la raison et la conscience des menaces pesant sur le peuple et l’État excluraient chez les intéressés l’utilisation de ce type d’armes », Joseph Ratzinger, conférence citée.

[4] La Defense Intelligence Agency américaine avait mis au point un jeu de cartes pour aider les soldats américains à identifier les membres les plus recherchés du gouvernement, principalement des membres de haut rang de la branche régionale irakienne du parti Baas arabe socialiste ou des membres du Conseil de commandement révolutionnaire.

[5] Voir Christian Walter, « “In God we trust”? Robert Redford dans l’Amérique malade” », Esprit, mars.

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