Laurent Gagnebin : Simone de Beauvoir ou le refus de l’indifférence

Note éditoriale
Ce texte a été initialement publié sur le carnet de recherche Chère Simone de Beauvoir (Hypothèses / OpenEdition), animé par Marine Rouch.
Avec l’autorisation de l’autrice du carnet, Antimonde en propose ici un extrait.
La version intégrale est accessible via le lien ci-dessous.


Je souhaiterais dans cet article apporter aux travaux existants en études beauvoiriennes la connaissance d’un ouvrage publié en 1968 aux éditions Fischbacher, Simone de Beauvoir ou le refus de l’indifférence de Laurent Gagnebin, préfacé par Simone de Beauvoir elle-même. Dans sa préface, elle écrivit « vous m’avez comprise avec une exactitude et une subtilité remarquable », et ajoute ces mots : « on me lira mieux, vous ayant lu ». Ce livre a été réédité en 2009 aux éditions Van Dieren avec quatre autres livres du même auteur dans L’athéisme nous interroge. Beauvoir, Camus, Gide, Sartre, préfacé par le théologien protestant français Raphaël Picon (1968-2016).

Laurent Gagnebin s’intéresse à la perte de la foi de Simone de Beauvoir. La thèse qu’il propose est la suivante. C’est à cause d’une forme sclérosée et rigide du catholicisme romain, la seule qu’elle a connue enfant, une forme qu’il qualifie de « contrefaçon du christianisme », que Simone de Beauvoir a rejeté toute référence à Dieu. Si elle avait connu la forme protestante libérale, aurait-elle eu ce même rejet ? Laurent Gagnebin estime que non, en raison de ce qu’il appelle le « refus de l‘indifférence » de Simone de Beauvoir, un refus radical qui la rapproche, selon lui, du christianisme social des protestants libéraux.

Lire la suite sur le carnet Hypothèses “Chère Simone de Beauvoir.

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